Pub sexiste – Les gagnants de la semaine (9)

 

Organisée par la Fédération des Associations d’Etudiant(e)s de l’Université de Lausanne (FAE), l’exposition « Le sexisme dans la publicité«  a fermé ses portes aujourd’hui.

«Le but est de sensibiliser les gens: le sexisme dans la pub, ça existe! Il y a encore beaucoup de discriminations dans les campagnes. A force d’être confronté au sexisme tous les jours, on le banalise», dénonce Camille Goy, coprésidente de la FAE.

Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de se rendre à l’exposition, quelques photos – pêchées sur 20 Minutes – vous donnent le ton du thème développé:

«Si on utilise le corps de la femme, c’est parce qu’il est beau et parce que les gens aiment regarder cela», réagit Pedro Simko, directeur de l’agence de pub Saatchi & Saatchi.

Mais le professionnel nuance: «Il faut provoquer pour interpeller, oui, mais sans offenser, car ce serait contreproductif.» A force de voir des corps dénudés, les réclames perdent de leur impact. Souvent, le récepteur zappe l’objet à promouvoir.

«Si une femme sexy est nécessaire pour toucher la cible, nous acceptons la demande de l’annonceur», explique Katherina Lohse, patronne de l’agence McCann & Erickson.

Et vous, estimez-vous toutes les publicités affichées ci-dessus « appropriées au produit »?

 

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4 commentaires pour Pub sexiste – Les gagnants de la semaine (9)

  1. Plop dit :

    Le 20min ne montrait d’ailleurs que des images de filles super sexy. Comme quoi on peut allier article sur le sexisme et images sexy… (Ne me dites pas qu’il y a d’autres formes de sexisme ? Oo’ )

  2. Merci Plop pour votre commentaire … Le sexisme dans la pub se traduit par l’objectification des femmes (ou des hommes, plus rarement) en les réduisant à des objets, au sens propre et figuré. Le but évident est de vendre du « beau » rêve. Mais les femmes ne s’y identifient pas car ce « beau » reste du domaine du fantasme (masculin, en général). L’exposition « Le sexisme dans la publicité » en a donné les exemples les plus flagrants.

    On retrouve la même objectification de la femme dans les clips de Hip-Hop qui passent en boucle sur certaines télés et qui créent un décalage entre ce que sont réellement les femmes et ce que certains hommes voient (ou voudraient voir) d’elles.

    Par ailleurs, d’autres formes de sexisme prolifèrent dans la littérature enfantine (ça commence tôt…), les prix des services destinés aux femmes ou les inégalités salariales entre les hommes et les femmes. Ici, pas d’images « sexy » … mais une influence directe sur le conditionnement des petites filles et sur leurs porte-monnaie quand elles deviennent adultes.

    Le sexisme se traduit aussi par:
    – Le harcèlement que les femmes subissent dans la rue. Peut-être considéré comme « un compliment » de la part de leurs auteurs, il est en général mal vécu par les femmes qui doivent y faire face de manière récurrente. Ceci est un autre décalage entre la réalité de ces femmes et ce que s’imaginent les harceleurs qui finissent par s’excuser sous couvert de « 2nd degré » (quand ils s’excusent…)
    – Le fait de traiter un viol ou un harcèlement sexuel au travail comme « un troussage de domestique » et d’en faire des sujets de rigolades (toujours le 2nd degré, n’est ce pas). Facile, quand on sait le parcours de combattant(e) que doit mener la victime pour réclamer justice (quand elle ose parler)
    – L’ignorance consciente (ou pas) de certaines études maintes fois répétées: le lien entre mixité et performance économique se confirme dans quasiment tous les secteurs économiques.

    La liste est non exhaustive mais invite à une remise en question (loin d’être « sexy ») sur l’image parfois erronée (mais persistante) des femmes que se fait la société en général et la réalité et/ou aspirations de ces femmes en question – en sachant qu’elles représentent (encore) près de la moitié de la population sur notre planète… malgré tous les fémicides.

  3. Tomvinz dit :

    Bonjour
    Je ne suis pas féministe et pourtant je suis contre ces pubs et surtout clips sexistes qui sont à la limite de l’acceptable (mais jusqu’où vont-ils/elles aller?), mais cependant pas pour les mêmes raisons qu’on énonce souvent sur internet et dans les médias. Qui sont donc les principales victimes de ces pubs sexistes? Quand on montre une belle jeune femme aux formes généreuses peu habillée qui se courbe pour s’afficher devant la caméra, qui sourit et fait un clin d’oeil devant l’objectif et conclut le spot publicitaire par une phrase/slogan sous-entendue, qui reçoit le message? Qui l’assimile? Bref qui s’en prend plein la gueule de ces images parfois choquantes? Les hommes! Ces clips font monter leur libido gratuitement, le frustre parfois, l’agace et lave le cerveau des jeunes et même des enfants! Je pense que l’homme est complètement soumis à ce désir tel un animal bon qu’au sexe. Ce sont les hommes les principales victimes de ce matraquage médiatique, plus que les femmes car je ne pense pas, en tant qu’homme, que ces pubs donnent une mauvaise image de la femme dans les yeux de l’homme mais le force à penser qu’au sexe et non à être plus difficile. Après on s’étonne qu’ils ne pensent qu’à ça, qu’il est infidèle et con !
    Je vais peut-être aller un peu loin mais c’est aussi un des facteurs qui a du coup augmenté la prostitution, la pornographie et même les viols (les femmes sont indirectement les victimes)! (lol je vous avais prévenu)
    D’autres pubs sont sexistes et ne sont pas considérées telle quelle car elles ne sont pas sexy et que la femme n’est à aucun moment préjudiciable :
    – pour un jeu vidéo de réfléxion (console Wi) qui met en scène 2 filles et 3 garçons. Les 2 filles lancent leur venin envers les garçons ainsi : « les mecs on va vous déchirer parce que nous on a un cerveau. » l’homme est animalisé, les garçons sont moins intelligents que les filles
    Si on regarde bien dans les pubs, les séries et les films, l’homme est souvent le fautif et la femme a rarement tort. Mais la représentation du sexisme a tendance à n’aller que dans un sens.

  4. Il y a certaines publicités qui passent par le sexisme « inversé » pour se démarquer. Ce sont celles qui mettent en scène l’infériorité des hommes en général, explicitement ou implicitement.

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