Elle s’appellait Plume

 

Ancienne toxicomane, ex-prostituée, Plume s’est fait tabasser par un client une nuit d’octobre 2000. Les médecins ont décrété qu’elle serait tétraplégique jusqu’à la fin de ses jours.

On m'appelle Plume, récit confidences de Fabienne Miserez, recueillies et transcrites par Elisabeth Sombart - http://www.lhebe.ch/plume.php

C’est dans la nuit du 27 au 28 octobre 2000 que la vie de Plume a basculé. Elle tapinait au Flon, en plein centre-ville de Lausanne, pour se payer sa drogue. Vers 5 heures du matin, dans l’obscurité d’un hangar sordide, un client l’a sauvagement agressée et violée. Après s’être acharné sur le corps de Plume, il l’a laissée pour morte, dans le coma, paralysée.

Ce n’est qu’une dizaine de mois plus tard que la police arrête un suspect… par hasard. L’homme est interpellé lors d’une bagarre qu’il a provoquée dans un établissement public lausannois. Une comparaison de l’ADN démontrera qu’il est l’agresseur de Plume. Il avouera par la suite, avançant comme excuse qu’il avait bu et n’avait pas été satisfait des prestations de la prostituée.

2007 – Lausanne : L’homme qui a agressé Plume en 2000 est maintenu en internement.

Le Ministère public vaudois a indiqué que la dangerosité de l’individu justifiait la poursuite de ce régime de détention. La peine d’internement d’une durée indéterminée vient d’être réexaminée conformément au nouveau code pénal. La justice réévaluera la situation périodiquement pour tenir compte de l’évolution du condamné, a souligné mardi le Parquet. En octobre 2000, l’homme âgé de 21 ans s’était acharné, «avec une brutalité inouïe» sur une jeune toxicomane.

Très gravement atteinte, Plume est décédée en juillet 2007 à l’âge de 34 ans.

Deux poids, deux mesures:

Tribune de Genève | 20.04.2012 – Un sous-officier viole une soldate genevoise: 22 mois avec sursis…

ATS | 02.09.2011 – En février 2006, un sadique avait emmenée une prostituée dans un entrepôt commercial situé près de Spreitenbach (AG), l’avait menottée, avant de lui bander les yeux et d’en abuser violemment. Le Tribunal fédéral a confirmé une sanction de la justice argovienne: le sadique écope définitivement de 18 mois de prison avec sursis.

 

Les victimes des sévices sexuels devraient-elles donc finir tétraplégiques si ce n’est pire pour que la justice soit implacable avec leurs bourreaux ?


 

A propos Not a Chocolate Cake

Serial blogueuse - Intérêts en Relations Publiques, en Communication et en Réseaux Sociaux - CV Infographique: http://vizualize.me/Kabisu
Galerie | Cet article, publié dans Droit des femmes, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s