Petit choix de perles féministes

Ils ont tout sacrifié: l’honneur, la fortune, parfois même leur vie. Dans son livre Le Féminisme au masculin (2010), l’écrivaine Benoîte Groult, 90 ans, rend hommage à ces quelques hommes – Poullain de La Barre, Condorcet, Stuart Mill, Fourier… – féministes avant l’heure. Elle cherche aujourd’hui leurs successeurs

Une manière éclatante de montrer qu’il ne faut plus confondre féminisme et haine des hommes.

Quand le mot féminisme n’existait pas

« On oublie trop souvent que c’est la misogynie qui a suscité le féminisme et non l’inverse. On oublie que, pendant les siècles des siècles, elle a régné sans conteste, s’imposant d’abord par la force puis par l’usage et enfin par les lois qui consacrèrent un état de fait. On oublie qu’elle a su puiser sa justification dans la plupart des religions inventées par les hommes et le christianisme ne fait pas exception à la règle, qui aggravait l’infériorité physique et légale de la femme établie par le droit romain – la fameuse muliebris impotentia de Tacite –, par le poids du péché originel.

Depuis l’aube des temps notre civilisation occidentale, pour ne citer qu’elle, a fait de la femme une esclave à la fois dans sa personne et dans ses biens. Elle a été la première esclave, avant même que l’esclavage n’existe. Et elle l’est presque partout restée après l’abolition de l’esclavage.
Dans la nuit de cette oppression, vécue de gré ou de force par celles qui la subissaient comme une fatalité de leur nature, la première étincelle de révolte fut très longue à se produire« 

 
 

Et si le féminisme était aussi enchantant que la musique…

Purge (2010, Stock) de Sofi Oksanen – Lauréat de plusieurs prix, ce livre n’a laissé ni journalistes ni lecteurs indifférents. Et pour cause, ce livre, dont la presse dit unanimement qu’il est superbement écrit et traduit, repose sur un demi-siècle de violences, montrant «le corps de la femme comme archive vivante»


Infrarouge (2010, Actes Sud) de Nancy Huston – Ce livre explore les liens et les déchirements familiaux, les codes féminin et masculin, les archétypes trompeurs et les vérités subversives. Il raconte des histoires de femmes, évidemment. Mais si ces femmes aiment, elles aiment les hommes, malgré toute l’horreur dont ces derniers ont été capables à travers l’Histoire, et qu’ils continuent de répandre sporadiquement.

 
 

L’idole aux trois visages

« L’avenir du marxisme… Bouché. Les lendemains de la psychanalyse… Inconscients. Le futur du féminisme… Derrière nous. L’idole aux trois visages est tombée de son socle. Des enfants dansent sur les ruines. La musique est légère et entraînante. Et la vie continue… »

Présenté au 25ème Salon International du Livre et de la Presse de Genève (du 29 avril au 3 mai 2011), le Petit Traité de Désobéissance Féministe de Stéphanie Pahud a pour ambition de s’interroger sur les représentations contemporaines des sexes afin de permettre à celles et ceux qui ne viennent ni de Mars, ni de Vénus de désobéir à cette «police des genres»

 

A propos Not a Chocolate Cake

Serial blogueuse - Intérêts en Relations Publiques, en Communication et en Réseaux Sociaux - CV Infographique: http://vizualize.me/Kabisu
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Un commentaire pour Petit choix de perles féministes

  1. Héloïse dit :

    Tout a l’air alléchant ! J’ai lu Purge et c’est géant. La seule réserve que j’émettrais concerne Nancy Huston qui déclare dans l’interview : « Je pense que c’est important que la littérature, en particulier, s’approprie ce sujet-là, car elle a la capacité de raconter les choses différemment que le féminisme, c’est-à-dire sans être dans la dénonciation, l’analyse hâtive et les revendications. » C’est de l’ant-féminisme primaire à vue de nez.
    Et puis son regard émerveillé sur les femmes qui aiment les hommes malgré tout ce qu’ils leur font subir est tout simplement affligeant. Justement, quand les femmes cesseront d’aimer leurs bourreaux, on pourra peut-être avancer. On aura peut-être moins de  » Il me tape mais je l’aime … » La lucidité et la colère sont quand même essentielles quand on veut s’en sortir. Enfin, il me semble.

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