Ecrire les genres: la rédaction épicène

« Epicène« se dit d’un nom, d’un pronom, d’un adjectif qui ne varie pas selon le genre.


Dans le but de faciliter la rédaction aux usagers et usagères, les Bureaux de l’égalité romands (Suisse) ont publié en 2002 un guide de rédaction épicène:

« Ecrire les Genres« 

« Ce guide romand d’aide à la rédaction administrative et législative épicène, voulu le plus pratique possible, présente une réflexion critique, nombre d’exemples empruntés aux textes administratifs contemporains, qui, une fois que vous les aurez faits vôtres, vous permettront non seulement une rédaction élégante et variée mais surtout non discriminatoire » (Marainne Frischknecht)

En voici un extrait:

« Comme toutes les langues romanes, le français a la particularité de posséder deux genres grammaticaux — le féminin et le masculin, qui renvoient directement, lorsqu’il s’agit d’êtres vivants, aux catégories sexuelles “féminin” et “masculin”. Contrairement à ce qu’affirment certain-e-s, le genre grammatical et le genre sexuel tendent à se confondre pour donner un “sexe” aux choses, ainsi que l’affirmèrent dès 1927 les grammairiens Damourette et Pichon, dans leur ouvrage Des mots à la pensée.

Sans nous en douter, nous répétons et apprenons à l’envi que féminité se conjugue avec passivité et répétition, qu’il faut que le féminin soit inféodé au masculin pour produire, alors que le masculin demeure indépendant, fort, créateur et fécondant. L’emploi du masculin pour désigner une femme renvoie alors implicitement à un fait exceptionnel.

Femme, j’écris ton nom, guide d’aide à la féminisation (1999) donne raison au grammairien Albert Dauzat qui, en 1955, écrivit : «La femme qui préfère pour le nom de sa profession le masculin au féminin accuse par là même un complexe d’infériorité qui contredit des revendications légitimes. Dérober son sexe derrière le genre adverse, c’est le trahir. [Dire] Madame le Docteur, c’est reconnaître implicitement la supériorité du mâle, dont le masculin est l’expression grammaticale.»

Car les grammairien-ne-s et les linguistes affirment depuis des décennies la nécessité de féminiser afin de respecter le bon usage. En effet, utiliser un masculin pour désigner une femme est contraire à la logique comme à la grammaire« 

 

A propos Not a Chocolate Cake

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