Certains créatifs médiocrement inspirés s’aventurent dangereusement dans “l’art de la séduction” selon Saint-Valentin … et espèrent éventuellement convertir au passage les végétariens à leur menu. Reste à savoir qui, de la femme ou de la viande, sert d’appât…
Mathieu Bédard de Facteur Pub, s’insurge contre ce sexisme primaire:
“Quand on associe, ne serait-ce que subtilement, la femme à un morceau de viande, on se tire tout simplement un coup de calibre 12 dans le front.
C’est ce que j’appelle une faute triple: une faute de goût, une faute éthique et une faute marketing. Car voyez-vous, les quelques zoufs qui adhéreront à votre message ne vaudront jamais le tort que vous causeront des clients sérieux et assidus.
Et c’est sans compter sur une réalité inaliénable: la majorité des décisions de consommation sont initiées par des femmes. Respectez les femmes parce que c’est dans vos valeurs, respectez-les par intérêt, mais respectez-les, vous n’avez pas le choix…
… Montrer un gros steak saignant, une fille qui se dénude, tenter de se donner de la classe avec une texture et un exercice typographique aussi illisible que bâclé, bref, se la jouer comme Newtown se la joue, c’est mépriser autant l’intelligence des hommes que des femmes, car un homme, un vrai, en 2012, sait très bien exprimer sa virilité sans diminuer les femmes.
Seuls les couillons, et j’espère que les gens du Newtown n’en sont pas (l’erreur est humaine), croient encore, au fond, contre vents et marées, que le sexisme est payant.
Et vous savez quoi? Ils passent leur Saint-Valentin dans un club d’effeuilleuses avant de s’endormir seuls et sans-le-sou. C’est qui le morceau de viande en fin de compte?“
Bref, pour vous faire pigeonner par Saint-Valentin, allez vite au Restaurant Newton…
