Unwatchable – Apple: On veut des iPhones non issus des viols et des massacres en RD Congo !

 

Signez la pétition !

Apple: Time to make a conflict-free iPhone !
« Rejoignez-moi en demandant à Apple de créer des produits qui ne sont pas responsables des viols et des massacres au Congo ! » (Delly Mawazo Sesete)

 

« Unwatchable » : Du sang sur nos portables

Rose a 9 ans. Elle a été violée alors que sa mère était à l’église. Assise sur son lit, dans un refuge de Goma (RD Congo), elle raconte, la voix brisée par les larmes, comment les soldats ont débarqué dans sa maison, avant de lui sauter dessus et de lui écarter les jambes avec une telle brutalité qu’une de ses hanches est disloquée. Elle a également de telles blessures génitales qu’il lui est désormais difficile de marcher.

Cette petite fille fait partie des millions de femmes victimes de la guerre qui déchire le Congo depuis quinze ans, et où le viol est utilisé comme une arme pour démoraliser les communautés.



 

Un crime contre l’humanité dans une quasi indifférence générale

Cette guerre, l’une des plus meurtrières au monde, a déjà entraîné la mort de 5,4 millions de personnes et jeté 2 millions de déplacés sur les routes.

Un crime contre l’humanité mais une réalité quotidienne au Congo, où depuis 1998, selon l’Onu, 200 000 femmes et enfants ont été victimes de violences sexuelles. Dans l’indifférence générale ou presque.

 

Sur le Net, un film choc au service d’une cause humanitaire

C’est justement pour réveiller l’opinion publique que le film «Unwatchable» est diffusé gratuitement sur le Web (YouTube, Dailymotion, réseaux sociaux…).

Un clip viral qui envahira la Toile et créera le buzz dans le monde entier. Un film choc de trois minutes mettant en scène une histoire semblable à celle qu’a vécue Rose, mais interprétée par des acteurs anglais dans le rôle d’une famille middle class qui bascule dans l’horreur.

« Parce que cela se passe en Afrique, les gens ferment les yeux, explique Thea Wellband, l’actrice britannique qui joue la victime. Montrer ce qui se passe au Congo en le transposant dans un décor anglais vous fait vraiment réfléchir, vous oblige à vous demander ce que vous ressentiriez s’il s’agissait de votre mère, de votre sœur ou de votre
fille. 
»

Avec un scénario basé sur les récits véridiques de centaines de Congolaises, « Unwatchable » décrit l’attaque d’une famille européenne comme les autres par des soldats qui font irruption dans leur maison et violent la jeune adolescente sous les yeux de sa mère, avant de torturer et de tuer ses parents le tout vu à travers le regard de la petite sœur de 6 ans.

L’équipe de tournage s’est déplacée d’Hollywood, et les acteurs ont dû lire les témoignages de victimes de viols et les confessions de soldats agresseurs pour que le film soit le plus réaliste possible et déclenche une prise de conscience internationale. Car tant
que les trafics de minerais financeront les groupes armés et que l’impunité et le chaos protégeront les criminels, les viols et autres atrocités ne cesseront pas.

Elisabeth fut une femme jolie et joyeuse.
Aujourd’hui, son corps est recouvert de brûlures au troisième degré, terribles souvenirs du viol collectif qu’elle a subi et de la mort de sa petite fille, tuée lors de l’agression. Longtemps, elle s’est crue chanceuse. Epouse et mère heureuse de quatre enfants, elle vivait au sein d’une famille unie et préservée malgré la guerre. Mais aujourd’hui,
elle survit dans le centre d’une ONG, un bébé accroché au sein, l’enfant qu’elle portait dans son ventre quand elle a été violé

Abandonnées par leurs maris après avoir été violées

« J’étais dans ma tente avec mon mari et ma plus jeune enfant quand la lame d’un couteau a coupé la toile. Mon mari est sorti pour voir ce qui se passait, mais le temps que j’attrape ma petite de 4 ans, trois hommes me faisaient face. » Après avoir jeté Elisabeth à terre, l’un d’eux a posé son pistolet sur la tête de sa fille, en hurlant : « Si tu cries, elle est morte !» Puis tour à tour, ils l’ont violée sous les yeux de la petite. En partant, ils ont mis le feu à la tente. Elisabeth a survécu, pas sa fille. Et comme cela est hélas fréquent au Congo, son mari n’a pas supporté de vivre avec une femme « souillée » par plusieurs hommes. Sous la pression de sa communauté, il l’a quittée, la laissant élever seule
leurs enfants.

Handicapée par ses blessures – sa peau brûlée est devenue dure comme du cuir –, Elisabeth ne peut plus vraiment travailler. Elle survit en mendiant de la nourriture pour ses enfants auprès de gens qui eux-mêmes luttent pour nourrir les leurs. « Quand on m’a annoncé que ma fille était morte dans le feu, j’ai eu l’impression d’être morte à l’intérieur. Parfois, j’ai envie de me tuer… »

Le viol, la brutalité, le désespoir, l’abandon – une histoire hélas familière. Lorsqu’une femme a été violée, ce ne sont pas seulement les blessures physiques qui la font souffrir. Dans la culture congolaise, c’est une telle honte que beaucoup n’osent pas parler ou venir se faire soigner, trop effrayées à l’idée que leur mari ou leur famille n’apprennent ce qui leur est arrivé. Une femme, cependant, ne mâche pas ses mots: « Mentor » au sein de l’association catholique Caritas à Goma, la ville épicentre de la crise, Vumilia offre conseils et réconfort aux victimes. Après un viol collectif, elle a été kidnappée puis obligée d’être « l’épouse » d’un rebelle avant de réussir à s’évader, enceinte de son violeur. Elle a donné naissance à des triplés mais, sans la protection d’un homme, proie facile, elle fut violée à nouveau.

Condamner les violeurs et offrir de l’espoir aux enfants

Aujourd’hui, seule une poignée d’hommes condamnés pour violences sexuelles croupit dans la prison de Goma. Il faut dire que les poursuites sont très longues, et beaucoup de victimes, quand elles ne préfèrent pas se taire, sont trop pauvres pour entamer une procédure.

Fin 2008, la Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une enquête sur les crimes commis dans l’est du Congo. Cette même année, seuls vingt-sept soldats ont été reconnus coupables de viol dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, alors que l’Onu enregistrait 7 703 nouveaux cas. Quant à leurs officiers, aucun n’a jamais été poursuivi : plus on prend du galon, plus l’impunité protège.

DU SANG SUR NOS PORTABLES

Beaucoup d’entre nous ignorent encore que l’un des principaux enjeux de cette guerre est la mainmise sur les minerais. Les sous-sols de la région du Kivu, à l’est du Congo, contiennent 80% des réserves mondiales de coltan indispensable à la production des téléphones mobiles, de certains ordinateurs et des consoles de jeux. Dès 2001, une vingtaine d’associations lançaient une campagne de sensibilisation auprès des consommateurs européens baptisée « Pas de sang sur mon
portable
 ».

(Source: Marie-Claire Magazine)

 

Mise à jour: 20 décembre 2011

Le 28 novembre 2011, la République Démocratique du Congo (RDC) devait vivre des élections historiques.

Malgré les fraudes massives dénoncées par le Centre Carter et la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), et alors que la Mission d’observation électorale de l’Union Européenne fustige le manque de crédibilité de ces élections, les médias traditionnels restent étrangement silencieux sur ce qui ressemble à une gigantesque mascarade:

Cette mascarade ne concerne pas seulement le Congo mais rejaillit aussi directement sur l’image de la communauté internationale qui a financé ces élections avec les deniers publics: les Nations Unies ($ 110 millions), l’Union Européenne (47 millions euros) et le Royaume Uni (31 millions pounds)

 

Crise au Congo

Aujourd’hui, après des années de répression, de massacres et plus de 5 millions de morts, la diaspora congolaise proteste:

Dans la plupart des villes (Suisse, Suède, Pays-bas, Irlande, Angleterre, Belgique, France, Italie, Finlande, Maroc, Afrique du Sud, Etats-Unis, Israël), elle organise des marches pacifiques et des débats afin d’alerter l’opinion sur les violations systématiques des droits humains au Congo.

Chaos Congo sur Canal+ et Planète


 

Londres, le 14 décembre 2011


 

Paris, le 17 décembre 2011


 

Par ces marches, la diaspora congolaise dénonce ce qui ressemble fort à un hold-up électoral et tente d’éviter, si possible, une enième guerre civile et son lot de tueries.

Twitter – Les tweets sur la RDC: #Coltan #Congo #RDC #DRC #RDCongo #DRCongo #Congo11

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Articles sur le Congo
La rue, c’est la chance à Kinshasa?
Les 5 pays les plus dangereux pour les femmes
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À propos de Not a Chocolate Cake

Serial blogueuse - Intérêts en Relations Publiques, en Communication et en Réseaux Sociaux - CV Infographique: http://vizualize.me/Kabisu
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3 réponses à Unwatchable – Apple: On veut des iPhones non issus des viols et des massacres en RD Congo !

  1. dj normandie dit :

    Je vais le faire passer à mes potes et leur demander ce qu’ils en pensent.

  2. C’est incroyable de voir comment j’ai un mal fou à arrêter de venir vous lire – Completement accro

  3. Ping : Apple : il est temps de faire des iPhones exempts de viols ! | Rien Sur ChaCha

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